L'oiseau mouche, le colibri

L'oiseau mouche, le colibri
Cette photo a été prise au village de Kaw. Par ailleurs, j'ai eu l'incroyable chance de voir sur la rivière Kourou (où nous nous sommes également baignés) lors d'une balade en canot, posé sur les branches d'un arbre mort, un nid minuscule avec des oisillons à l'intérieur, la maman qui construit le nid et veille seule sur la portée, était à une dizaine de mètres à nous observer. Et pour un oiseau très territorial, je reste aujourd'hui surprise par son comportement... J'ai eu l'occasion d'en voir un autre le jour de mon départ, entrain de nettoyer les vitres de l'aéroport de Rochambeau.

Le colibri ou « oiseau mouche» est présent dans de nombreux mythes chez les amérindiens, il prône la Joie, l'amour de la vie, il vise la Beauté et nous rappelle que nous devons nourrir notre enfant intérieur et regarder le monde avec l'émerveillement créateur de notre bonheur. Le Dieu Aztèque Huitzilopochtli est souvent dépeint comme le colibri. Chez les Tainos l'oiseau-mouche est le symbole du semeur de la vie sur Terre. Les ohlones racontent que l'oiseau-mouche a apporté le feu aux hommes. Il figure aussi parmi les géoglyphes de Nazca découvert en 1928 au Pérou.

On le rencontre partout aux Amériques, 330 espèces ont été identifiées. C'est en Amérique du sud et centrale qu'il est le plus représenté, on en recense 31 espèces en Guyane. Sa nourriture est constitué à 90% de nectar, un peu d'insecte pour les protéines, mais aussi de la sève des arbres... Il est d'une grande importance en tant que pollenisateurs unique de nombreuses plantes.

En dehors de ses couleurs iridescentes (cf ici), de sa très petite taille (5 à 35 cm pour les espèces munis une grande « queue », de ses battements d'ailes très rapides (entre 8 et 70 par seconde) ... Il est particulier à plusieurs égards... Il est capable :
- de voler vers l'arrière et d'effectuer des voltiges impressionnantes (vitesse moyenne 30/45 km/h voir 96km/h en piqué avec 200 battements/seconde). Ceci pour impressionner un rival, défendre son territoire source de sa nourriture, ou réaliser des parades nuptiales.
- « d'hiberner » pour survivre (ralentissement du métabolisme), par exemple la nuit quand la nourriture est peu disponible, car en journée il se nourrit 5 à 8 fois par heure. Il consomme son propre poids en nourriture chaque jour et est souvent à quelques heures de mourir de faim. De ce fait, il passe 70% de son temps perché à économiser son énergie. Ses minuscules pattes fragiles, ne lui permettent pas de se poser à terre.
- de faire des vocalises très complexes malgré un appareil vocal simple en comparaison de celui des oiseaux dits chanteurs. Ces chants inaudibles pour les humains en raison de leurs fréquences trop élevées pour notre appareil auditif. En général, les oiseaux-mouches produisent trois types de signaux sonores, un léger bourdonnement, un bruit de crécelle et un gazouillis.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 07:52

Modifié le dimanche 01 juin 2008 14:20

Sur une petite crique...

Sur une petite crique...

# Posté le dimanche 25 mai 2008 19:07

Une petit nage dans le fleuve, ça vous dit ???

Une petit nage dans le fleuve, ça vous dit ???
Initialement nous devions être initié au wake-board, étant resté à la maison, finalement un autre baptême guyanais nous attendait, pour commencer à vaincre nos sentiments irraisonnées de métropolitains effrayés par la vie en pleine nature lol Ici piraïs et baignade cohabitent...

Ce n'est pas sans une petite appréhension que je me glisse dans l'eau en sachant qu'il est possible que des Piraïs* (jolis petits poissons avec des dents aiguisées) tapissent le fond du fleuve... Aucun Piraï en vue... Les métros tout blancs n'étaient visiblement pas assez goutus pour eux lol

En réalité, les piranhas de Guyane ont un régime alimentaire à base de poissons mais pas d'hommes lol, on les trouve spécifiquement dans le Maroni ou la Mana. A la pêche, il faut être prudent au moment de les décrocher des hameçons car en se débattant, ils peuvent faire des entailles sévères. Mais cela ne pose pas de problèmes aux enfants qui se baignent à proximité de ces lieux de pêche. Répartis plus largement, leurs cousins les Kumarus, très recherchés pour leur haute valeur nutritive, sont quant à eux, herbivores et frugivores, avec des dents beaucoup plus arrondies. Nous ne risquions donc pas grand chose dans une rivière à proximité de Cayenne :-)

Les Indiens Wayanas du Haut Maroni, un des peuples les plus anciens de Guyane, ont développé une pêche très ingénieuse, la pêche à la « nivrée ». Celle ci consiste à battre une liane "hali hali" dans l'eau de la rivière, afin d'en libérer de la roténone, une substance toxique pour les poissons, mais sans danger pour l'homme. Dix minutes plus tard, les poissons asphyxiés remontent à la surface et sont récupérés par des Wayanas dans leurs pirogues. Cette pêche bien que beaucoup moins pratiquée que par le passé, est toujours d'actualité.

*Nom créole du piranha

Pour en savoir plus sur les Piranhas de Guyane

# Posté le lundi 19 mai 2008 01:14

Modifié le dimanche 01 juin 2008 06:43

Art de vivre :-)

En Guyane, on dit même bonjour au gens qu'on ne connait pas... Et en toute circonstance ! Je veux dire même dans des moments où on ferait beaucoup mieux de regarder sa route lol
Art de vivre :-)

# Posté le lundi 12 mai 2008 15:59

Modifié le samedi 17 mai 2008 06:26